Ces derniers mois, j’ai été confrontée à une interrogation: Où finit l’esprit critique et où commence la résistance au changement.
La faculté à accepter le changement est différente selon qui nous sommes et notre parcours. Le changement d’habitudes et la peur sont le socle de ces résistances. L’objet de cet article n’est pas de produire une énième étude sur ce sujet. Il s’agit plutôt de s’interroger en amont.
L’évolution génère le changement. Celui qui n’évolue pas régresse.  Mais n’avez-vous jamais eu l’impression que certains changements, eux-aussi étaient des régressions ?
Il en résulte que ce n’est pas ici la nécessité du changement en tan que tel qui est en cause, mais la méthode, les moyens, voire même le but.  Un peu comme si aujourd’hui,  le « changement pour le changement» était un but en soi.
La mise à niveau d’une organisation, d’un moyen technique, d’une application informatique, peuvent être les buts principaux d’un changement.  Mais le diable se cache dans les détails.
Si les solutions créent des régressions manifestes, le fait d’y être réticent, voire même de s’y opposer, n’est-il pas à considérer comme de l’esprit critique ou est-ce de la résistance au changement ?  Cet esprit critique est-il acceptable ?  Ou est-il générateur de progrès et d’évolution dans le changement lui-même ?
En conclusion, j’ai envie de dire aux vecteurs et pourvoyeurs de changements, consultants, informaticiens, organisateurs :  interrogeons-nous sur notre propre résistance aux changements auxquels nous confronte l’esprit critique de nos clients.
L’humilité et l’ouverture d’esprit ne sont-elles pas la solution aux résistances… de tout types ?
N. Penso – 11.2016